Contre les 14 suppressions de PEEI à l’EREA de Villeurbanne !

Pour la défense du droit des jeunes déficients visuels à un enseignement adapté de qualité  !

Le Bureau du CDTHED a pris connaissance de l’annonce de la suppression de l’ensemble des 14 postes de PEEI (Professeurs des Écoles Éducateurs en Internat) à l’EREA (Établissement Régional d’Enseignement Adapté) de déficients visuels de Villeurbanne d’ici la rentrée 2019, dont la moitié dès la rentrée 2018. Voici le message des enseignants concernés :

 « (...) Petit rappel :  

L’internat éducatif de la Cité Scolaire René Pellet accueille des élèves déficients visuels pour leur permettre de suivre leur scolarité au sein de l’établissement et ainsi de pouvoir bénéficier d’un enseignement adapté. 

L’internat accueille une soixantaine d’élèves qui sont sous la responsabilité de Professeurs des Ecoles Éducateur en Internat (PEEI). L’intérêt pour les élèves était de leur proposer des temps d’études, du soutien scolaire, après les cours avec des enseignants spécialisés, mais aussi de leur proposer des activités adaptées les mercredis ou en soirée (musique, sport, théâtre, soutien scolaire etc.). Ces enseignants avaient aussi en charge le suivi de la scolarité de l’élève, un lien particulier avec sa famille et ses professeurs. Les PEEI référents participaient aux conseils de classe et aux ESS, pour les élèves scolarisés à la Cité scolaire, mais aussi ceux scolarisés dans d’autres établissements.

Actuellement, nous sommes 14 PEEI pour assurer le suivi de 55 internes, de la primaire jusqu’au lycée.

Nous venons d’apprendre par l’inspection académique que ces postes seraient définitivement supprimés d’ici  un an, soit sept postes supprimés à la rentrée 2018, et les sept autres à la rentrée 2019.

Des AED (Assistants d’Éducation) prendront alors en charge l’internat de la sortie des classes jusqu’au réveil. Ces AED sont embauchés en contrats précaires, n’ont pas de réelle formation et ont vocation à partir pour poursuivre des études ou occuper un réel emploi. 

Ces décisions restent des CHOIX partagés par l’inspection académique et la direction de l’établissement puisque la nouvelle circulaire concernant ces postes ne stipule pas l’obligation pour les PEEI de ne plus intervenir sur l’internat, comme cela reste le cas dans d’autres EREA.

Il s’agit pour nous de décisions inadaptées aux objectifs éducatifs et pédagogiques poursuivis au sein de notre établissement.

Nombre d’élèves peuvent ainsi, grâce à l’internat et à la spécialisation des PEEI, choisir d’y suivre une scolarité adaptée, d’y apprendre à maîtriser les outils de compensations liés à leur handicap.

Le choix de l’internat que font certaines familles, pourtant domiciliées non loin de l’établissement, témoigne de leur confiance en la qualité du suivi éducatif et scolaire. »

Au travers de ces mesures, c’est le droit des jeunes déficients visuels à un enseignement adapté de qualité qui est remis en cause.

C’est pourquoi le CDTHED soutient pleinement les personnels en grève de l’EREA de Villeurbanne et leur demande légitime de maintien des 14 postes de PEEI.

 

Télécharger le communiqué du CDTHED du 26 février 2018 (pdf)

Télécharger le communiqué du CDTHED du 26 février 2018 (doc)

 


 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

La loi de finances pour 2018 publiée au J.O. du 31 décembre 2017 contient comme vous le savez des mesures concernant les ressources des personnes en situation de handicap et leurs familles. Or, la situation est grave. Un certain nombre de ces mesures entraînent un réel recul des droits des personnes en situation de handicap et une aggravation de leur précarité.

Les associations signataires de ce courrier, représentatives d’un nombre important de personnes en situation de handicap et de leur famille dans le département, ont donc décidé de vous alerter publiquement afin de vous faire part de leurs très vives inquiétudes relatives aux mesures du gouvernement concernant l’AAH, les pensions d’invalidité et les rentes.

En effet, ces mesures mettent en avant la solidarité familiale avant la solidarité nationale, la volonté d’aligner l’AAH sur les autres minimas sociaux, la remise en cause de la garantie de ressources des personnes en situation de handicap. Elles vont à l’encontre de tous les acquis obtenus par les combats et campagnes menés par les organisations des personnes en situation de handicap.

Certes, le gouvernement va revaloriser le montant de l’AAH pour le porter d’ici novembre 2019 à 900 €, soit une hausse de 11 % sur la durée du quinquennat. Mais contrairement à ce qui a été annoncé, toutes les personnes en situation de handicap allocataires ne bénéficieront pas ou partiellement de cette revalorisation : c’est le cas des bénéficiaires de l’AAH vivant en couple, tout comme les personnes les plus sévèrement handicapées bénéficiant du complément ressources de l’AAH.

Sans compter que cette revalorisation étalée dans le temps reste modeste au regard de la précarité de nombreuses personnes en situation de handicap et de leur famille qui continueront, en dépit de ces revalorisations, à vivre en dessous du seuil de pauvreté en 2020.

En outre, de nombreuses personnes en situation de handicap, suite à une maladie ou à un accident, touchent des pensions d’invalidité ou des rentes, d’un montant parfois inférieur au montant de l’AAH. Elles ne sont donc pas concernées par cette revalorisation et, pire, l’article 63 de la loi de finances pour 2018 prévoit la suppression de la prime d’activité pour ces bénéficiaires de pensions d’invalidité ou rentes AT-MP qui travaillent.

Après la pétition « AAH, pensions d’invalidité : Non au recul des droits et à l’aggravation de la précarité ! » lancée par 17 organisations et signée par plus de 42 000 personnes, les associations sont prêtes à retourner dans la rue pour faire savoir leur mécontentement. Vous pourrez le constater en lisant le communiqué de presse joint à ce courrier. En Isère, nous souhaitons connaître votre position avant d’envisager une action médiatique. C’est pourquoi nous souhaiterions que vous répondiez aux questions ci-dessous avant le 2 mars prochain :

  • Êtes-vous prêt à soutenir les propositions de loi (n° 458 et n° 563) visant à mettre fin à la prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l’AAH, ce qui concerne 250 000 personnes ? Cela va dans le sens de la considération de l’AAH comme une allocation d’autonomie rattachée à la personne et qui ne saurait donc lui être retirée si elle se met en couple contrairement par exemple au RSA qui lui, doit, normalement, permettre de faire face à une situation provisoire. Dans l’affirmative, quelles propositions pourriez-vous faire pour unifier ces 2 propositions de loi ?
  • Concernant la suppression de la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité : quelle est votre position face à ce recul important pour 230 000 personnes handicapées concernées ? Quel est votre avis sur le fait que les allocataires de l’AAH continueront, eux, à bénéficier de la prime d’activité dans les mêmes conditions que jusqu’alors comme précisé dans la loi de finances pour 2018 : « La prise en compte de l’allocation aux adultes comme revenu professionnel dans le calcul de la prime d’activité est maintenue » : cela n’est-il pas contradictoire avec le fait de supprimer la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité ?
  • Concernant la suppression de l’un des deux compléments de l’AAH, à savoir le complément de ressources (179,31 €/mois) au profit de la majoration pour la vie autonome (104,77 €/mois), êtes-vous prêt à défendre son maintien pour les 65 000 personnes qui en bénéficient actuellement, et ce même après le renouvellement de leurs droits ?

En vous remerciant par avance de votre réponse, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de notre très haute considération.

Association des Paralysés de France (APF)

Association Française contre les Myopathies (AFM)

Association Mieux Vivre le Handicap (AMVH)

Association de Réadaptation et Défense des Devenus Sourds (ARDDS)

Association Valentin Haüy (AVH)

Comité pour le Droit au Travail des Handicapés et l’Égalité des Droits (CDTHED)

Association Sclérose en Plaque Rhône-Alpes Dauphiné (SEP)

 

Télécharger la lettre des associations de l'Isère aux parlementaires du 12 février 2018 (pdf)

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Nous constatons tous les jours la situation dramatique qui se développe dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et les Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD). La baisse des dotations de fonctionnement et la suppression des emplois aidés va réduire encore plus les effectifs, occasionner des difficultés supplémentaires pour un personnel déjà au bord de l’épuisement, avec des conséquences désastreuses pour les personnes âgées : moins de temps pour les repas, moins de temps pour les toilettes, moins de temps pour les animations, etc.

Ceci n’est pas acceptable !

C’est pourquoi le CDTHED soutient les revendications des organisations syndicales qui, toutes, appellent à la grève :

– Application du principe « un pour un » prévu par le Plan Solidarité grand âge : un salarié ou un agent au moins par résident.

– Abrogation des dispositions de la loi du 28 décembre 2015 dite d’« Adaptation de la société au vieillissement » relatives à la réforme de la tarification des EHPAD et retrait des décrets d’application.

– Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et maintien de tous les effectifs, y compris les contrats aidés qui doivent être intégrés et sécurisés.

– Amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des Conventions collectives nationales.

Le CDTHED se prononce également pour :

– L’abolition du forfait hospitalier et du forfait long séjour. Nos anciens ont cotisé toute leur vie à la Sécurité sociale, ils ont droit à être pris en charge à 100 % lorsqu’ils doivent être hébergés en long séjour ou en maison de retraite médicalisée.

– La garantie que la personne hébergée jouisse bien pour son propre compte de sa ou de ses allocations. Interdiction pour les responsables et employés des établissements d’hébergement, ainsi que pour les associations qui les gèrent, d’être tuteurs ou curateurs des personnes hébergées.

– La suppression de l’obligation alimentaire, puisque les personnes handicapées ou âgées doivent être en situation d’autonomie financière.

– La suppression de toute notion de récupération en ce qui concerne l’Aide Sociale, et la prise en charge de toutes les personnes dépendantes (quel que soit l’âge).

Nous appelons ceux qui en ont la possibilité à manifester MARDI 30 JANVIER

(Paris : rassemblement devant le Ministère de la Santé à 14h — Lyon : Agence régionale de Santé, 10h30 — Grenoble : Préfecture, 15h — Dijon : Conseil départemental, 14h — Pour les autres villes, se renseigner auprès des syndicats.)

 

Télécharger le communiqué du 29 janvier 2018 (pdf)

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(Le Palais du Travail - photo Google. En arrière plan on aperçoit le TNP.)

 

Invitation du CDTHED à l’assemblée générale de l’union locale Force Ouvrière de Villeurbanne, jeudi 30 novembre 2017

 

Le secrétaire général de l’UL FO a invité notre camarade Didier à faire une rapide présentation du CDTHED à l’occasion d’une assemblée générale du syndicat, qui s’est tenue au Palais du Travail — 6, place du Dr Lazare Goujon à Villeurbanne.

17 personnes étaient présentes, la plupart venant de l’Éducation Nationale. Il y avait également des fonctionnaires territoriaux et des retraités, ainsi qu’un juge des prud’hommes.

Didier a évoqué la fondation du CDTHED en 1985, rappelant au passage que nous avions fêté en 2015 les 40 ans de l’association.

Il a signalé que nous avions trois antennes locales : une antenne à Dijon, une dans le Rhône et une à Paris. Il a expliqué le fonctionnement de l’antenne du Rhône avec deux correspondants, Olivier (par ailleurs Vice-Président du CDTHED) et Didier lui-même, et un bureau local qui se réunit régulièrement. Le bureau du CDTHED quant à lui se réunit chaque mois à Grenoble.

Il a ensuite distribué la plaquette du CDTHED puis a informé l’assistance du rassemblement organisé le 26 octobre devant le siège du SYTRAL pour exprimer notre mécontentement au sujet du nouveau règlement du service de transport pour personnes à mobilité réduite Optibus. Nous avons appelé à ce rassemblement sur la base de nos propres revendications.

Cette présentation a été bien accueillie par les participants dont plusieurs connaissaient déjà le CDTHED.

 


 

 

Beaucoup de personnes sourdes ignorent une importante possibilité d’utilisation de leur appareillage : la « position T » qui permet d’utiliser les boucles d’induction magnétique. L’ARDDS (Association de Réadaptation et Défense des Devenus-Sourds) a rédigé un petit article explicatif que nous publions ici. N’hésitez pas à le faire suivre aux malentendants de votre connaissance !

Pour des informations plus poussées, ainsi que d'une manière générale s'informer sur les appareillages (techniques, prises en charge, etc.), on consultera les sites du BUCODES et de l'ARDDS.

 

Qu’est-ce que la BIM?

La BIM ou Boucle à Induction Magnétique est un système de sonorisation spécifique : un fil, relié à un amplificateur, crée un champ magnétique qui capte les sons du micro du locuteur et l’envoie directement sans fil dans la bobine réceptrice de l’appareil auditif. La prothèse doit être pourvue de cette position T qui doit être activée par l’audioprothésiste. Le champ magnétique capte les sons du micro seulement (et donc pas le brouhaha), quelle que soit la distance. Donc, quel que soit le bruit environnant et quelle que soit la distance au locuteur, le message parvient clairement.

 

Exemple d’installation de boucle d’induction magnétique dans une salle :

 

 

Qu’est-ce que la position T?

Il s’agit d’une position particulière des appareils auditifs qui sont équipés d’une bobine téléphonique (fonction T). Les malentendants appareillés peuvent l’utiliser pour téléphoner ou pour profiter des boucles magnétiques dans les lieux qui en sont équipés (accueil de certains lieux publics, salles culturelles…). Le locuteur parle dans un micro et le malentendant reçoit son message directement dans son appareil, les bruits environnants étant très atténués.

Pour plus de détails, télécharger la brochure « La BIM en question ».

ARDDS 38-29 rue des Mûriers 38180 Seyssins — Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. — 04 76 49 79 20

 

Télécharger l'article de l'ARDDS sur la BIM (pdf)

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